Earth Hour et lutte contre la nomophobie, déconnectons-nous !

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Si vous aussi vous avez constamment votre chargeur de téléphone sur vous, si vous aussi vous angoissez lorsque vous voyez le fameux « 10% de batterie restante » ou si, finalement, vous aussi n’éteignez jamais votre téléphone portable, bienvenue dans la communauté des nomophobes !

La nomophobie, qu’est ce que c’est ? Ce terme, inventé au cours d’une étude menée en février 2008 par UK Post Office sur les comportements et angoisses des utilisateurs de téléphones mobiles, décrit la peur excessive d’être séparé de son cellulaire. Cette enquête a révélé que la « no mobile-phone phobia » touche près de 53% des utilisateurs britanniques. L’oubli ou le manque de batterie, crédit ou couverture réseau angoisse même plus de 76% des jeunes de 18 à 24 ans. Le 2 avril dernier, une jeune britannique de 16 ans a même du être extirpée d’une bouche d’égout par les pompiers car elle tentait de récupérer son précieux iPhone tombé dans le caniveau. St Graal qui, au final, était hors d’usage. Le stress induit par ce manque serait comparable à celui du trac éprouvé lors du jour de son mariage ou à une consultation chez le dentiste. Somme toute, rien de très alarmant, il s’agit d’une anxiété qualifiée de « banale ». Mais comment  en sommes-nous arrivés à consulter cet objet, qui semble parfois greffé à notre main, près de 156 fois par jour, soit en moyenne toutes les 6 minutes et 30 secondes? 

55% des interrogés ont cité le fait de garder le contact avec leurs proches comme étant la raison principale de ce stress et 10% ont déclaré qu’elles avaient besoin d’être joignables pour des raisons professionnelles. 83% des usagers français disent même « s’embêter » dans les transports s’ils n’ont pas leur téléphone. S’il y a dépendance, il est important de souligner qu’il n’y a pas dépendance à l’objet mais bel et bien à « l’autre ». L’objet, en l’occurrence le téléphone, n’est qu’un médium. Cette dépendance n’est, au fond, que la manifestation d’une incapacité à être seul. Ce phénomène passionnel n’appartient donc pas à un support propre et peut donc s’exprimer de diverses façons. Certains ont développé une addiction pour des mondes virtuels, d’autres pour des sites de rencontres ou encore pour les réseaux sociaux. Dans ce cas précis, cela s’apparente à une quête, constante, de reconnaissance et d’un retour de la part des autres.

Et ce phénomène, les marketeurs l’ont bien compris. Pour atteindre rapidement et précisément le consommateur, le SMS reste aujourd’hui le meilleur moyen. Ainsi un SMS est lu environ 4 minutes après son envoi tandis qu’un  email est consulté en moyenne dans les 48 heures suivantes. Ce qui rend la lecture des SMS environ 720 fois plus rapide que celle des mails. Etrangement, un individu recevant un SMS d’offre promotionnelle de la part d’une marque s’en sentira plus « proche » et sera plus à même de souhaiter en savoir plus. Le mobile marketing ou la m-publicité est certainement le domaine du secteur au plus fort potentiel de développement grâce aux multiples opportunités à explorer notamment avec des réseaux sociaux comme SnapChat qui délivrent des messages vidéos éphémères. 

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Lancée à l’initiative de WWF en 2008, la « earth hour » a pour objectif de mobiliser les consommateurs pour la lutte contre le réchauffement climatique et consiste à couper lumières et débrancher tout appareil électrique non essentiel pendant une durée d’une heure dans le monde entier. Développée dans 35 pays il y a 6 ans, le phénomène a pris de l’ampleur et l’édition 2014, qui s’est déroulée le samedi 29 mars, a connu un franc succès. A Paris, plus de 200 monuments parisiens ont été plongés dans le noir. A cette occasion, certains ont choisi de se déconnecter totalement en éteignant portables et ordinateurs. De même, chaque année depuis 13 ans, à l’occasion de la journée sans portable pour la St Gaston, plusieurs milliers de personnes testent leurs limites. Des témoignages de participants démontrent que les individus se sentent plus détendus et certains ont même la sensation d’avoir été en vacances pendant quelques heures pour les moins résistants.

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Et si on se déconnectait un peu ?

 

Agathe PRUNEVIEILLE

Sources: 

Article DailyMail Nomophobie

Etude Nomophobie

Earth hour

Fait divers jeune britannique

Vidéo BFM journée sans portable 

 

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