Internet, le nouveau remède de l’industrie médicale et pharmaceutique ?

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Il y a bien un conseil à suivre en matière de diagnostic médical: NE JAMAIS CONSULTER LE WEB. Des démangeaisons suite à une piqûre d’insecte? Il ne vous reste que 45 minutes à vivre. Des sensations de faim récurrentes? Un ver solitaire. Certains sites et forums de discussion pourraient transformer un individu lambda en hypocondriaque 3.0. C’est la raison pour laquelle l’avenir de la santé sur la toile semblait compromis. Mais ça, c’était avant. Entre le développement d’une plateforme dédiée à la recherche de diagnostics pour les maladies orphelines aux Etats-Unis et le lancement de la e-pharmacie en France, la toile offre de nouvelles alternatives aux malades.

La plateforme américaine Crowdmed, lancée en avril 2013, serait LA solution pour résoudre les cas médicaux les plus difficiles. Elle a pour objectif de mettre en contact des malades dont le diagnostic reste un mystère avec des individus qui mènent l’enquête sur leur cas. Les patients postent sur le site leurs symptômes et historique médical. Les « détectives médicaux », majoritairement des étudiants en médecine attirés par l’entraînement que peuvent leur procurer ces cas pratiques et des retraités du secteur, examinent le cas et cherchent à établir un diagnostic ensemble dans un délai maximum de 90 jours, durée de mise en ligne du dossier. Afin de permettre au cas d’être résolu plus vite et d’intéresser un plus grand nombre d’enquêteurs, les malades peuvent offrir une rétribution financière à partager entre les différents internautes ayant contribué à la résolution du cas, de l’ordre de 165 à 300 dollars. Chaque e-docteur peut interroger le patient sur le forum du site. A la fin du délai imparti, le site envoie une liste de diagnostics potentiels pouvant être des pistes pour les médecins spécialistes. L’indice de satisfaction des utilisateurs est de l’ordre de 80%.

Malgré une levée de fonds estimée à plus d’un million de dollars pour son lancement, le site n’est pas viable pour le moment faute d’utilisateurs et de communication. Néanmoins, cette idée basée sur le concept du crowdsourcing semble être une alternative à fort potentiel puisqu’elle s’inscrit dans une logique « gagnant-gagnant » pour les étudiants en médecine et les patients car moins chère que de multiples visites angoissantes chez des spécialistes.

Santé et Internet font encore l’actualité cette semaine avec le lancement du nouveau site de Doctissimo le 24 mars, DoctiPharma. Le célèbre espace d’informations et discussions (effrayantes) autour de la santé a mis en ligne un e-shop dédié à la vente de produits parapharmaceutiques et médicaments sans ordonnance. Il s’agit en réalité d’une plate-forme pour diverses officines partenaires versant 79€ par mois et un pourcentage de l’ordre de 10% à 15% de leurs ventes.

Le concept de la cyber-pharmacie a été introduit en France en décembre 2012 par transposition d’une directive européenne. Cependant, l’application de ce dispositif ne se traduit pas vraiment par le prolongement virtuel d’un point de vente existant tant les régimes relatifs à la vente en ligne des produits vendus en pharmacie divergent: les médicaments à prescription facultative peuvent être vendus en ligne selon la directive de 2001 mais le droit français a autorisé l’accessibilité à seulement 383 produits, le régime appliqué aux dispositifs médicaux comme les lentilles de contacts reste flou tout comme celui des compléments alimentaires et des produits cosmétiques. Au delà des contraintes supposées pour les pharmaciens en termes de stockage ou de prix, le système n’est guère plus avantageux pour l’internaute. Ce dernier ne pourra y acheter que certains produits qu’il devra attendre plusieurs jours (alors que l’achat de médicaments correspond souvent à un besoin immédiat) et qui ne seront pas remboursés car non prescrits. Somme toute, le cyber-pharmacie version française se résume à la seule vente en ligne de bonbons au miel, boules quiès et autres remèdes miracles.

Pour conclure, le Web 3.0 et son système partage d’informations l’emporte sur le simple e-commerce du Web 2.0 dans le secteur médical. En effet, la toile est une opportunité de résolution de mystères médicaux par le biais de la collaboration: quand une vingtaine d’étudiants en médecine battent à plat de couture les soit-disant « Dr House ». Néanmoins, la magie n’opère pas à tous les coups comme nous avons pu le voir avec la cyber-pharmacie en VF qui, contrairement à ses semblables européennes, semble empêtrée dans sa toile.

Sources:

Article CrowdMed

Article DoctiPharma

Article cyber-pharmacie

Agathe PRUNEVIEILLE

Helpout, le nouveau bébé de Google

     

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Grâce aux médias sociaux, notre société devient de plus en plus communautaire, c’est nous, individus banals que nous sommes, qui créons et contribuons à cette sphère, la sphère virtuelle.

On connaissait les forums, les sites qui nous donnaient des conseils en matière de réparation, de beauté, de jardinage…Ces derniers se sont développés à vitesse exponentielle ces dernières années via la démocratisation d’internet mais également à cause du bat coût (voir même du coût nul -dans la plupart des cas-) qu’elles engendraient.

Mais connaissiez-vous la dernière innovation de Google en terme d’entraide en ligne ?

Et oui, la firme de Mountain View a récemment lancé un nouveau service appelé Helpouts pour help (aide en anglais) et hangout (service des appel vidéo de Google+).

L’idée est d’aller encore plus loin dans le partage de connaissances en ligne. En effet, le but est de faire bénéficier les internautes de l’aide de professionnels tout en restant derrière son écran. Ce concept est donc basé sur le partage de connaissances,comme les forums, mais,ici, la différence est qu’on prend prendre rendez-vous avec un expert ! N’ayez crainte, Google affirme que ces professionnels seront tous scrupuleusement référencés préalablement. Ainsi, grâce à une connexion vidéo sur un ordinateur les deux interlocuteurs peuvent échanger librement sur un sujet précis.

Un vrai tutoriel, donc.

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Cependant, le moteur de recherche va encore plus loin. Helpout est effectivement payant, les experts déterminant chacun la rémunération de leurs services librement (à la session ou même à la minute) et, Google, se rémunère avec une commission de 20% du prix facturé. Une véritable opportunité pour les particuliers, professions libérales et bien évidemment les marques car nous avons ici la création d’un nouveau marché.

Ce service intéresse inévitablement les marques pour lequel il représente un véritable outil marketing. Des marques telles que Weight Watchers (diététique) ou encore Sephora pour le maquillage y sont déjà présentes. Cours de maquillage, de sport, suivi diététique…On peut imaginer une multitude de tutoriels à n’en plus finir.

Grâce à une personnalisation, proximité et un engagement plus fort qu’ailleurs, Helpout représente un véritable levier marketing pour fidéliser en ce que les experts appellent le « one to one ». On assiste ici véritablement à une relation intime entre le consommateur et l’expert/la marque.

Helpout va-il révolutionner le monde digital et créer ainsi de nouveaux marchés ? Il est fort possible que les marques et autres indépendants y trouvent un intérêt financier. Mais pourra-il concurrencer avec les forums et autres sites non lucratifs ? Personnellement, je pense qu’il va falloir que Google trouve une réelle valeur ajoutée, pas encore définie aujourd’hui.

De plus, il faut se demander si toutes ces nouvelles technologies qui, certes, nous rapprochent et facilitent la vie, ne supprimeront-elles pas le VRAI contact humain ?

A vous de vous faire votre propre opinion.

Victoria Soulier

Source : http://www.infoworld.com/t/web-services/google-helpout-service-connects-people-experts-over-live-video-230202

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La Poste & Flash mailing

La Poste & Flash mailing

Aux dernières nouvelles, la Poste rendrait le courrier interactif via Flash Mailing !

Qu’est-ce que Flash Mailing exactement ?
Flash mailing, -créé le 20 décembre 2013- est l’application de reconnaissance d’images qui rend vos courriers, magazines et prospectus interactifs ! Avec votre Smartphone, prenez votre courrier en photo et découvrez des informations et services complémentaires : jeux-concours, vidéos, demande d’échantillons, appel d’un conseiller, fiches produits, etc. Avec La Poste et Flash mailing, bénéficiez d’une nouvelle expérience qui vous facilite la vie au quotidien.

Pourquoi ?
Donnez une nouvelle dimension à vos courriers en connectant les mondes physique et numérique.

Comment ?
Reconnaissez le caractère enrichi d’une page de votre courrier grâce au pictogramme Flash mailing.

Depuis sa création, une dizaine d’annonceurs expérimentent déjà cette application via le « flashage »

Plus concrètement, il suffit de télécharger l’application Flash Mailing (iOS et Android) et de repérer le pictogramme lié à l’appli. Une fois l’image ou la page flashée avec son smartphone ou sa tablette, le consommateur est renvoyé vers du contenu digital, et permet, ainsi de fluidifier le parcours client du papier au web.

Sources :
Play.google.com
emarketing.fr

Alice Fergon

Les nouvelles clés des chambres d’hôtels

Il en deviendrai presque impossible de les compter… Le nombre d’hôtels haut de gamme à travers le monde a vu une croissance mirobolante ces dernières années.

Dans un secteur ultra concurrentiel les hôtels doivent innover afin d’offrir une expérience hors du commun à ses hôtes. Avec l’arrivée des nouvelles technologies ces prestataires de services de luxe cherchent, par tous les moyens, de se différencier.

Sheraton et Starbucks apportent une nouvelle idée, qui paraît vieille comme la pub mais qui, en réalité, suit parfaitement les tendances de son époque.

 

Starbucks semble avoir tout compris. Elle sait que le succès futur se base sur la création de « communautés ». Encore une fois, elle cherche à développer la sienne. En plus de sa plateforme de crowdsourcing « my Starbucks Idea », la multinationale star du café s’invite dans les hôtels. Mais comment ?

Et non, vous n’allez pas pouvoir déguster un Caramel Macchiato de Starbucks dans les Sheraton…enfin presque. Starbucks est plus subtile que cela.

La marque propose, via une application, de transformer la carte d’accès de sa chambre d’hôtel en un bon d’achat de 8 euros, encaissable dans les cafés Starbucks voisins.

C’est une première mais qui devrait s’étendre petit à petit. Pour l’instant l’expérience a été tentée avec le Sheraton de Seattle et pourrait être mise en place dans les établissements du W et du Méridien (faisant également parti du groupe Starwood).

Cette carte cadeau pourrait donc participer à l’expérience unique et surprenante que le consommateur cherche à vivre en séjournant dans ces établissements.

De leur côté, des établissements de la chaine Aloft veulent supprimer les clés ou cartes d’entrée aux chambre par une application digitale sur Smartphone.

La clé digitale ? Effectivement cela pourrait devenir inévitable… 

Victoria Soulier

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Le Web 2.0 & le secteur immobilier

Le Web 2.0 & le secteur immobilier

Rien de nouveau : toutes les nouvelles technologies ont modifié la façon dont on accède à l’information. Le domaine de l’immobilier a lui aussi du s’accommoder et s’est donc transformé au cours des dernières années, pour devenir un secteur innovant, intégrant tous les nouveaux outils collaboratifs , et facilitant largement la recherche et l’achat de propriétés.

Il est vrai qu’aujourd’hui nous avons accès à l’information à n’importe quel moment, à n’importe quel endroit et avec énormément d’outils différents.
Les courtiers immobiliers étant constamment sur la route, peuvent vendre plus rapidement et plus simplement. Mais les consommateurs ont maintenant eux-aussi accès à toute l’information et peuvent faire leurs recherches par eux-mêmes. Les maisons de courtage n’ont maintenant plus le choix de développer des versions mobiles de leur site, c’est devenu la norme.
C’est grâce aux outils collaboratifs que l’on accède à des plateformes de partage d’information. Celles si permettent d’effectuer des transactions en un instant, plus simplement et de manière plus limpide, donc plus rassurante pour les consommateurs.

Les applications

Peu importe le pays ou vous êtes, il y a un intérêt grandissant pour toutes les applications et plateformes 2.0 liées à l’immobilier : les consommateurs ont ainsi l’embarras du choix quand il s’agit d’effectuer des recherches de maisons.
Des applications telles que Realtor, Zillow et Trulia proposent des bases de données immenses de propriétés à vendre aux États-Unis. Ces applications ultra complètes permettent de segmenter selon vos critères. Vous pouvez également y trouver plusieurs conseils, des outils de calculs, un répertoire d’agents immobiliers.

On pourrait plutôt conclure que l’alliance du Web 2.0 et du secteur immobilière est synonyme de bonne nouvelle pour les consommateurs, qui font face à plus de clarté, de transparence, pour faire leurs propres choix. Les professionnels du milieu, quant à eux, le prennent plus comme un changement potentiellement néfaste. Il est vrai que depuis la création de ces nouvelles applications, les courteurs ont tendance à perdre le contact avec les clients : la technologie rend presque inutile le besoin des rencontres réelles. Ils ont moins le moyen de convaincre les clients; leur rôle est du coup amoindri.
Toutefois, les professionnels possèdent de nouveaux outils à leur avantage : réseaux sociaux pour partager leurs réseaux de contacts, outils de calculs, bases de données… On ne peut pas nier l’impact des technologies sur le secteur immobilier celles-ci ne risquent que de devenir encore plus omniprésentes.
Le métier de courtier immobilier est-il appelé à disparaître?

Sources: emarketing.fr

Alice Fergon

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L’icar, la voiture du futur ? Pas pour tout de suite !

L’icar, la nouvelle voiture du futur ? Pas pour tout de suite !

Après avoir révolutionner l’informatique, la musique et la téléphoniee, Steve Jobs rêve d’inventer la voiture du futur.
La société aurait annoncé lundi dernier le lancement d’une nouvelle technologie baptisée « CarPlay »…Et pourtant Apple n’a fait que présenter une interface qui permettra d’utiliser des fonctions de l’iPhone dans une voiture… un peu à la ramasse ! En effet, Mercedes a présenté une première mondiale sur une voiture de série, son système de conduite automatisée lors des embouteillages baptisé « Stop & Go Pilot », lors du salon de Francfort en septembre dernier. Comment se système marche-t-il ? Grâce l’assistant, c’est très simple : plus besoin d’appuyer constamment sur l’accélérateur et le frein pendant les bouchons aux heures de pointe, c’est même inutile même de tenir le volant ! La voiture tourne toute seule, elle suit les virages et est même capable de détecter un piéton qui passe brusquement !

Même les constructeurs automobiles et Google n’auraient pas attendu Apple

Google aurait mis au point, dès 2010, un système de pilotage automatique baptisé « Google Car », accessible au grand public d’ici 1 ou 2 ans. Même si celle-ci fait appel à des composants plus pointus et coûte, de ce fait bien, plus cher que le système de Mercedes, la Google Car a été conçue comme un concept-car.

Au final, après Mercedes, tous les constructeurs s’y sont mis: Nissan, BMW, Audi (voir vidéo ci-dessous), Toyota, Volkswagen ou encore General Motors ont tous fait le pari d’une mise en circulation rapide des voitures autonomes, ou sans chauffeur.

Apple et son « CarPlay » sont donc bien loin des spécialistes du secteur…

Source : http://www.huffingtonpost.fr
Alice Fergon

Les artistes amateurs ont-ils vraiment leur chance sur la toile ?

Se faire entendre sur la Toile? Mission compliquée.

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On ne cesse de nous dire qu’un nombre croissant de talents a été déniché sur la Toile grâce à des plateformes comme Youtube ou Soundcloud ou des sites de financement participatifs tels que MyMajorCompany. Cependant, une étude menée et publiée le 4 mars dernier par le cabinet Midia Consulting et relayée par le blog musical Pigeons and Planes vient noircir le tableau. Certes, des inégalités colossales ont toujours été constatées au sein de l’industrie musicale.  Cependant, cette enquête pointe du doigt le rôle d’Internet qui a longtemps été considéré comme L’opportunité pour les artistes indé de se faire connaître. Baliverne, le Web ne ferait que renforcer cette tendance.

Dans un secteur qui a le moral en berne et dont les bénéfices ont chuté (de 2,7 à 2 milliards d’euros entre 2000 et 2013) depuis l’apparition d’Internet, une note positive est à souligner. En effet, la part de revenus des artistes est passée de 14% à 17% sur la même période. Néanmoins, la répartition est loin d’être équitable: 1% des artistes touche 77% de tous les revenus des artistes de l’industrie. Ce déséquilibre pourrait carrément remettre en cause Pareto et sa loi des 80/20! Le nom de l’étude « Death of the long tail », « Mort de la longue traîne » en dit long sur le phénomène. Ce terme désigne la majorité des produits qui restent invisibles dans l’offre de sites comme Amazon, qui n’en met réellement que certains en avant. On aurait pu espérer une fin à la David contre Goliath mais les Jay-Z, Daft Punk et autres semblent toujours manger les « petits » et le Web n’a pas dérogé à cette règle.

Alors, à qui la faute? Spontanément, le développement des services digitaux dans la musique devrait avoir démocratisé son accès et ouvert les consommateurs à de nouveaux artistes. Cependant, il a intensifié le problème pour trois raisons.

Tout d’abord, la première cause d’intensification du phénomène est le petit nombre d’espaces de promotion et de communication pure et dure présents sur le Web, et particulièrement sur les mobiles. En effet, afin de se tenir au courant de l’actualité musicale, les consommateurs se rendent directement sur les plateformes d’achat comme Itunes, consultent les classements et téléchargent les derniers hits du moment.

Ensuite, il y a l’apparition du streaming et d’une concurrence accrue entre les acteurs du marché qui se battent pour offrir un catalogue de plus en plus large à leur cible. Le consommateur devient vite submergé par cette « tyrannie du choix » qui, au final, entrave sa découverte de nouveaux artistes. Un réel effort est donc demandé aux aficionados pour dénicher la perle rare dans les millions de propositions qui leur sont faites.

Enfin, la troisième cause de l’essor de cette « économie de superstars » est la pollution de l’offre digitale. Estimée à 25 millions de chansons, des contenus peu pertinents comme les versions karaoké viennent gonfler la liste d’offres, au détriment de l’expérience du consommateur.

 

Cette étude met en avant un côté sombre du Web qui, jusqu’ici était désigné comme LE moyen pour des artistes inconnus de rivaliser contre les mastodontes du secteur, en l’occurrence les grands labels et distributeurs. Ces « émergents » ont pour objectif de créer un contact direct via la toile avec le public et de ne justement pas passer par ces intermédiaires. Cependant, comme l’étude le montre, cette prise de contact est entravée par toute sorte de pollution.

Mais, « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » alors mobilisons-nous pour créer des espaces de promotion et de communication pour ces « nobody » aux talents multiples. Le Web a pour caractéristique de pouvoir démocratiser et faire profiter à chacun d’un accès à une source colossale de nouveaux artistes en tout genre alors rendons-lui ses lettres de noblesse. Chacun est gagnant: un talent qui s’exprime, un internaute qui découvre !

Agathe Prunevieille

 

Sources:

Article du blog MusicIndustry

Article Pigeon and planes 

Article Konbini

Le hashtags, nouveau moyen d’achat ?

Le phénomène des #hashtags de Twitter n’a cessé de prendre de l’ampleur ces dernières années. Que ce soit sur Facebook, Instagram, de simples publicités affiches ou même des photos personnels, le hashtag est devenu un véritable moyen de communication et ainsi, de consommation. La Social TV quant à elle ne fait que de rendre notre consommation de plus en plus interactive et mobile.

Chirpify, la start-up spécialisée dans le processus d’achat sur les réseaux sociaux a mis au point ce qu’on appelle des campagnes #Actiontags et renforce la possibilité de transaction sur ces réseaux.

En effet, au vu d’un spot publicitaire le téléspectateur peut directement acheter le produit qu’il vient de voir grâce au hashtag affiché en bas de l’écran. Il suffit que le consommateur utilise les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram et Twitter pour répondre en temps réel et interagir avec la marque.

Que ce soit pour acheter,obtenir une promotion, un échantillon ou participer à un jeu le consommateur doit simplement poster sur l’un des 3 réseaux sociaux en utilisant le hashtag adéquat. Après avoir récoltés les informations nécessaires, la start-up s’occupe alors de la transaction et de l’acheminement du produit ou service.

On assiste donc ici a une communication à double sens et c’est une première. Et oui,  le consommateur peut répondre instantanément à un spot publicitaire et obtenir quelque chose simplement grâce à un hashtag.  La relation consommateur-marque, elle, est également amplifier car #Actiontags permet une relation directe.

La social TV va donc être un moyen de communication qui va prendre de l’ampleur à vitesse grand V. Selon Chirpify, l’opération a touché plus de 25 millions de comptes sociaux et une marque a même gagner plus de 20 000 followers en moins de 7 jours sur Twitter. Preuve de son efficacité .

60% de ces interactions ont été faites via un spport mobile, une donnée également intéressante à prendre en compte. Les mobiles deviennent un vrai moyen de consommation et avec l’avancée technologique notamment en matière de 4G ce phénomène ne devrait pas désemplir. On le voit même aujourd’hui, le marché mobile est un des marchés avec les plus grandes opportunités.

 

Pour le moment, seules les grandes et puissantes marques auront la possibilité de s’offrir ce dernier bijou marketing et on compte Adida, Forever 21 et TaylorMade, par exemple.

Ce système semble être bel et bien un magnifique outil marketing pour les marques, mais les consommateurs seront-ils prêts à acheter instantanément, sur un coup d’impulsion ?

Pour moi, #Actiontags est un outil marketing mais pas d’achat. Il favorisera l’interaction entre les consommateurs et la marque, mais je doute qu’en voyant un spot publicitaire les individus se ruent sur les réseaux sociaux et achètent directement. 

Il faudra également que les marques n’utilisent pas ce système pour n’importe quel produit ou service. Le #Actiontag doit, à mon goût, rester assez rare pour justement être efficace. Si le

consommateurs est envahi, il ne les remarquera même plus… 

                                                      COMMENT CA MARCHE ?

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Victoria Soulier 

SOURCE : http://www.influencia.net/fr/actualites1/like,hashtag-nouveau-levier-achat-social-temps-reel,33,4240.html

 

 

En passant

La valise intelligente

 

Une véritable révolution, la valise intelligente a été créée par un designer espagnol Rodrigo Garcia  Gonzales. Cette valise vous facilitera la vie lorsque vous partirez en voyage. En effet, cette valise vous suivra à la trace grâce à ses capteurs qui reçoivent le signal Bluetooth émis par votre téléphone portable. Elle se déplace ainsi en suivant votre téléphone à l’aide d’un microprocesseur qui active une chenillette située sur la tranche du bagage. La valise est capable de calculer en temps réel votre position et votre vitesse.

Elle se déplace seule et est même capable de monter les escaliers sans que vous ayez besoin de la porter. Une innovation très pratique… En effet, tous le monde à connu au moins une fois dans sa vie, le stress d’un départ en vacances …

Ce produit est encore au stade prototype mais si vous avez des doutes sur le fonctionnement celui-ci, la meilleure des choses est de l’essayer.

Il se peut que le signal Bluetooth soit perdu mais n’ayez crainte à ce moment là vous recevrez une alerte qui fera vibrer votre téléphone.

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Je pense que cette innovation peut en effet faciliter la vie des usagers des transports. Cependant je peux comprendre que certaines personnes soient septiques quant au bon fonctionnement de ce produit.

Personnellement, je trouve que les valises à 4 roulettes sont aussi très pratiques (plus besoin de la porter il suffit simplement de la faire rouler à côté de vous). Ce concept me convient parfaitement. Je testerai peut-être ce produit lorsqu’il sera commercialisé et jugé vraiment révolutionnaire par ses utilisateurs. Cependant je reste réservée sur son bon fonctionnement. Je pense passer plus de temps à m’assurer que ma valise me suit plutôt qu’à regarder devant moi.

Les gros voyages me stresse suffisamment pour ne pas en rajouter avec la peur de perdre ma valise et puis nous ne sommes pas à l’abri d’un vol.

Cependant si ce produit plait et est jugé véritablement révolutionnaire par ses utilisateurs il est très probable que je finisse par l’adopter.

 

Sources : leparisien.fr

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Pauline RENVERSÉ

 

 

Le Web a-t-il réinventé le bouche à oreille ?

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« Identifier les influenceurs de la population visée par la marque, les cibler grâce à des outils marketing spécifiques afin d’améliorer leur perception de la marque, mettre au service de la marque ce pouvoir d’influence et les convertir en avocats de la marque », telle est la définition d’un terme dont l’on devrait de plus en plus entendre parler, le marketing d’influence.

Augure Reputation Management, entreprise délivrant des services en termes d’e-réputation, de relations publiques et de communication, vient tout juste de publier une étude de recherche sur ce terme qui fait le buzz dans le monde du marketing actuellement. Cette étude a pour objectif d’identifier les défis des professionnels de la communication pour nouer des relations avec ces leaders d’opinion ainsi que les tendances actuelles et perspectives d’avenir pour ce type de marketing.

Dans un contexte où la publicité est omniprésente, les techniques commerciales traditionnelles (spot TV, email marketing, pubs en ligne, affichage et autres) s’avèrent de moins en moins efficaces et la confiance dans ce discours de séduction a chuté. La dernière étude Nielsen parue en octobre 2013 sur la confiance dans la publicité montre que les consommateurs français se fient davantage aux recommandations de leur connaissance (71%) et aux avis des consommateurs online (53%) qu’aux sites web des entreprises (37%) ou publicités TV (36%). Cependant, le marketing d’influence ne serait-il pas une nouvelle formule du jargon du secteur pour remplacer les traditionnels bouche-a-oreille et techniques de relations publiques ? En effet, tout schéma de comportement du consommateur classique affirme le rôle central du vecteur d’influence dans les processus de prise de décision et d’achat : il s’agit de LA personne à intercepter.

Mais alors, qu’a-t-il bien pu se passer pour que l’on remette à l’ordre du jour cette notion fondamentale du marketing ? Le Web 2.0 et ses valeurs de transparence et de partage. En effet, par le biais des réseaux sociaux, blogs et forums, les internautes, qui ne se connaissent ni d’Eve ni d’Adam, interagissent et partagent leurs avis et recommandations sur n’importe quelle marque, entreprise ou produit. La révolution des leaders d’opinion, influenceurs, évangélistes est donc lancée.

 

ImageTavi, blogueuse mode révélée aux Etats Unis en 2009, assiste aujourd’hui aux plus grands défilés de haute couture

L’étude, qui a été menée entre le 26 décembre et le 24 janvier 2014, repose sur deux méthodes : une quantitative (questionnaire dispensé à 648 professionnels du marketing et de la communication chez l’annonceur, en agence et en free-lance notamment en France, en Espagne, au R-U et aux Etats-Unis) et une qualitative (entretien individuel avec 4 leaders d’opinion e-connus dans leur secteur en France, en Espagne ou au Québec). Trois principaux enjeux ressortent de cette étude : l’identification des influenceurs, la mise en place de la collaboration et l’évaluation du ROI.

La première mission pour les spécialistes marketing est de déterminer les véritables évangélistes de leur écosystème, « ceux qui, par leurs idées, contenus et actions font bouger les lignes et opinions et réussissent à influencer d’autres acteurs sur un thème donné ». En la matière, il n’existe aucun « critère absolu » mais certains sont à prendre en compte : l’écho (capacité à mobiliser les opinions et créer des réactions) à 79%, l’exposition (le potentiel d’audience, une importante communauté) pour 73% et la part de voix (le fort niveau de participation à la conversation sur un sujet donné) pour 62% des interrogés. De manière surprenante, seuls 23% des interrogés considèrent que la célébrité est un gage d’influence et 9% voient en Klout un référent pour déterminer l’influence d’une personne sur le Web. Olivier Cimelière (journaliste et fondateur du cabinet Heuristik communication) précise l’importance du choix de l’influence « Avant les marques étaient sur un piédestal et privilégiaient les relations avec les stars, ce n’est plus suffisant : elles doivent rassurer leur clients, aller plus loin car le niveau de défiance est plus important aujourd’hui »

La deuxième mission est de déterminer le type de collaboration à mettre en place avec ces influenceurs. En effet, quand est ce que la collaboration est intéressante pour les entreprises? D’une part, 76% des interrogés considèrent comme fondamental de les inclure dans les stratégies de lancement de produit, 57% dans la promotion et diffusion de contenus, 50% dans l’organisation d’évènements et webinars et 44% en gestion de crise. D’autre part, 44% des interrogés collaborent actuellement avec ces influenceurs pour la création de leurs contenus (co-création, articles invités, interviews…). Et surtout, quelle est la contrepartie attendue par ces influenceurs ? Majoritairement, pour 31%, il s’agit de la simple aide à la création de contenus, puis l’accès à des informations exclusives (28%), la rémunération économique (16%), l’invitation à des évènements (12%) et enfin le test produits (9%). Pour Raymond Morin (auteur et blogueur au Québec) la « relation avec les influenceurs a pour but de crédibiliser les produits et services de certaines marques en s’appuyant sur leur réseau, opinion et relais auprès de leur communauté. Lorsque cette relation est seulement de nature économique, elle perd de sa valeur. »

La troisième mission des professionnels est d’évaluer le ROI de cette méthode, qui est la principale préoccupation des agences (58%) pour qui démontrer la valeur de leurs actions a  un aspect stratégique. Raymond Morin (auteur et blogueur Quebec) rappellent que : « L’impact de la pub a fortement diminué, et les marques cherchent alors de nouvelles façons d’obtenir ces recommandations et investissent donc davantage dans le marketing d’influence ». En effet, 48% des interrogés engagent entre 1 et 20% de leur budget dans le marketing d’influence et 44% considèrent qu’il devrait augmenter dans les années à venir. Néanmoins, la relation entre le montant investi dans ces techniques et leur efficacité reste floue. Afin de justifier cette dépense conséquente, certains indicateurs d’efficacité ont été établis : les mentions obtenues sur les blogs et réseaux sociaux (65%), le niveau de partage de contenu (51%), le trafic entrant sur le site de la marque (42%) et seulement 31% utilisent des critères liées aux ventes. Malgré un lien de causalité incertain, 6% des interrogés estiment que leurs campagnes de marketing d’influence sont très efficaces et 69% efficaces et plutôt efficaces.

Cette étude nous montre une nouvelle fois que  avec l’émergence de nouveaux métiers et domaines comme le community management ou le marketing d’influence. Il s’agit d’une véritable révolution dans le secteur, qui s’est longtemps consacré à la simple commercialisation du produit et ses techniques et qui, avec l’émergence du Web, est amené à se concentrer à nouveau sur l’élément central : l’écoute du consommateur et de ses envies.

 

Agathe Prunevieille

 

Sources:

Etude Nielsen sur la confiance dans la publicité

Article ADN

Etude Augure Management